Les étourneaux étaient là, alors que les raisins n'étaient pas tous dans les cuves
La grive à chanté courant octobre,
Et la récolte des mures fut miraculeuse. (Mmmm on se réchaufera à coup de cuillère de confiture!)
Et c'est bien connu, quand l'homme blanc coupe du bois....
Après la dernière récolte, il y a la première flambée!! On chasse un plaisir pour en accueillir un autre.
Regardez les ! C'est mieux que la télé... motus et bouche cousu, plus un mot, plus une dispute, rien... juste le crépitement du feu...


Des pommes de pins ramassées dans la pinède en allant chercher des arbouses, et des branches mortes de platane qui tombent inlassablement tout l'hiver. Et oui, 14 platanes sur le domaine, ça aide! (sauf quand il faut ramasser et brûler les feuilles...)
Alors nous avons fait notre dernière récolte au jardin. Elle a l'image du bilan de l'année.
Les tomates ont très bien donné toute la saison; après un départ en fanfare, les aubergines ont fait une grosse pause en août et septembre; mais depuis un
mois c'est l'invasion! Les pieds sont encore couverts de fleur. C'est exactement pareil pour les poivrons!
Par contre, pas de récolte au niveau des betteraves fourragères - dommage pour les lapins. Et en parlant d'eux, nous venons d'en conserver 4 qui font environ 1Kg600 chacun pour 5mois 1/2.
Notre bilan est plus que positif par rapport au temps que l'on consacre à ce jardin!
Alors je vais finir de préparer tous cela, histoire de les déguster une dernière fois. Et puis on s'en ressortira un peu cet hiver, pour le souvenir...
Quand nous somme arrivés au domaine, il y a 3 ans, le jardin était entretenu et utilisé sur sa moitié; un potager et quelques
fruitiers. Pour le reste, abandonné depuis la sortie de la dernière guerre, ce n'était qu'un tas de ronce et de broussaille sur deux mètres de haut!
Il nous a fallut un certain temps pour défricher l'espace. Tout était envahit d'un lierre qui prenait ses aises depuis plus de 50 ans. Mais quand on est arrivé au bout, on a découvert des
clapiers et l'emplacement d'un poulailler.
Rapidement on a installé des lapins... mais pour les poules... il fallait reconstruire une cahute, refaire la clôture... Bref, du boulot en perspective. Et puis chez doudou et compagnie, on fait
super bien (trop bien, ce ne sont que des poules) ou on ne fait pas! Très difficile pour une impatiente comme moi... m'enfin...
...tout arrive à point à qui sait attendre...
1. Abandonner les courgettes et les melons, car notre terrain s'y prête peu (terre limoneuse et lourde);Bref, on a revue nos ambitions à la baisse, histoire d'être réaliste par rapport à notre contrainte de terrain et de temps. (Ce qui ne nous a pas empêcher de faire quelques essais...au stade expérimental)
2. Abandonner la salade, car lors des chaleurs, nous n'avons ni le temps, ni l'équipement nécessaire pour apporter l'eau avec parcimonie et efficacité;
3. Amender le sol avec de l'engrais organique. Depuis les inondations de 99, le terrain était très peu fertile. Il fut une époque où les crues étaient source d'abondance, mais c'était avant que les eaux charries cuves à mazout et autres saletés...De plus, quand on a défriché le jardin (caché sous deux mètres de broussaille) on a fait un grand feu. C'est bien connu, la cendre enrichit le père et ruine le fils. Bref, notre compost ne suffisait pas à équilibrer la balance;
4. Doudou a prit la résolution de suivre les traitements de près. Pour ce qui était des traitements anti champignons, ce sont les même que la vigne (sulfate de fer et soufre, agrémenter en AB). Il a prit l'habitude de passer par le potager après chaque traitement sur l'exploit. Pour les pucerons, ma lessive maison au savon d'Alep est très efficace (faut juste repasser souvent).
Avec le printemps, le soleil, la chaleur (mais où est la pluie?!!!), mon jardin se reveille! Et par la même occasion, les petites graines, rateau, pelle et compagnie reprennent du service. Et tout doucement, le petit carré en bas du Quay se refait une beauté. Tout les adeptes de jardin le savent bien, c'est en ce moment que nos menus à venir se préparent.
Je me prépare donc à agrémenter ma salade avec ceci ,
ma jardinière avec cela
et mon dessert...
Depuis plusieures années déjà, nous avons amménagé le font du jardin pour y acceuilir notre filière de recyclage naturel. La plupart des déchéts de la cuisine, épluchures de légume, de fruits (surtout les pommes), les restes de salade après nettoyage (c'est pour cela que j'aime bien les TRES grosses salades avec beaucoup de grosses feuilles très vertes et un peu dure), vont illicos voire la star du clapier qui n'en fait qu'une bouchée: JACQUOTTE
Jacquotte on l'aime beaucoup; elle nous tient compagnie depuis plus de deux ans, et elle aurra le statut privilégié de ne jamais finir dans notre assiette... Ce qui n'est pas le cas de la nouvelle génération
Je sais, ils sont trop mignons...
cela fait peine de se dire que l'on va les manger. Mais je vous garantit que lorsqu'ils aurront 5 mois (là ils ont tout juste 1 mois) et que l'on aurra 7 gros lapins (sans compter la mère) pour qui ils faut trouver à manger tout les jours (il faut alors courir la campagne à la recherche de rouquette, luzerne, jeune pousse d'acacia...), nettoyer les clapiers 2 fois par semaine (heureusement c'est bon pour le compost), et bien à ce moment là, il tardera de les voire en sauce moutarde, sauce trapeur, ou bien sec, à la biranquoise!
C'est là un moment particulièrement agréable, de savourer un bon lapin. Pour soit même, on sait ce que l'on mange (parce que l'on sait ce qu'il a mangé), et pour lui, on sait qu'il a bien été traité, soigné, et tué avec respect. C'est ce que l'on apprend à nos enfants dès le plus jeune age: respecte les animaux, soigne les, offre leur une vie agréable un temp, puis savoure les ... Comme dit Marius "le lapin mange de l'herbe, nous on mange le lapin, les vers de terre nous mange, et l'herbe pousse dans la terre".
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