écologie,sv

Lundi 8 juin 2009
"Quand l'homme aura coupé le dernier arbre et qu'il aura pollué la dernière goutte d'eau,
Quand il aura tué le dernier animal et pêcher le dernier poisson,
Alors il se rendra compte que l'argent n'est pas comestible."


En echos à N-thalo qui me fait découvrir une chanson dont j'avais beaucoup entendu parlé...

En echos au film Home que nous avons regardé en famille...

En echos à Louise, qui a découvert avec horreur, du haut de ces 4 ans, qu'un jour il n'y aura plus de poisson dans la mer...

En echos à mon fils, qui malheureusement avait déjà compris la problématique...


(à regarder jusqu'au bout... la chute est fatale)

A moi même qui ne suit pas toujours en phase avec ma conscience (surtout en ce moment)...

A tous ceux qui ne veullent pas ouvrir les yeux...

Et à Léonie, pour qui mon coeur se serre en imaginant son impossible avenir dans le monde que j'ai connu jusque ici...  car une fois de plus j'ai été angoissé de savoir que, quoi qu'il arrive, le climat va radicalement changer dans les décénnies à venir. L'enjeu n'est pas de garder le climat que nous connaisons; l'enjeu est de garder une planète viable... C'est un deuil que j'ai encore du mal à faire. Je suis désoeuvrer de me rendre compte que peu de gens réalisent vraiement ce que cela implique.

Alors pour finir sur une note d'optimisme, car mes trois lutins m'y obligent, une citation de St exupéry:

L'avenir, tu n'as point à le prévoir mais à le permettre

Allez, retroussons nos manches et ... ACTION!
Par Mema
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Mardi 2 juin 2009

"Elle essaya de garer la voiture assez près du poulailler, tout en évitant les plus grosses flaques. Ce genre de man¦uvres commençait à être difficile : il pleuvait sans discontinuer depuis onze jours et la cour de la ferme ressemblait de plus en plus à une bauge à cochons. Elle descendit, et en posant le pied par terre, elle enfonça sa botte de plusieurs centimètres dans la boue. Une fois redressée, elle dût tirer la jambe d'un coup sec pour décoller le caoutchouc du sol. Les semelles alourdies, elle marcha jusqu'au coffre qui s'ouvrit en grinçant, et sortit la caisse pour la poser à proxi-mité de la porte grillagée. Accroupie, elle regarda entre les lattes de bois pour apercevoir les deux grosses boules duveteuses qui se tenaient recroquevillées dans un coin. Elle resta là quelques minutes à les observer en se disant que, décidément, c'était beau des poules avec des plumes ! Des mois qu'elle en cherchait, et il avait fallu qu'elle aille jusque dans la Creuse, à plus de cent cinquante kilomètres de là, pour enfin trouver de vraies poules avec de vraies plumes. Rien à voir avec ces espèces de cadavres sur pattes, inventés par de grands généticiens, dont la peau complètement nue faisait penser à un bout de viande qui se serait échappé d'un rayon de grande surface. Tout en imaginant la volaille déchirant elle-même le film plastique pour sortir de sa barquette en polystyrène et courir dans les allées au milieu des caddies, elle était entrée dans le poulailler et avait libéré les deux belles. Les gouttes de pluie glissaient sur leur plumage brillant, et elle trouva cet instant particulièrement magique. Pourtant, elle aurait bien dû savoir que ça ne servait plus à rien... Quel intérêt pour un animal d'être beau de son vivant, alors qu'il sera vendu mort et emballé ? Pour tellement de gens, il ne s'agissait que d'un produit comme un autre, sur lequel planchent les ingénieurs pour le rendre plus performant, et les commerciaux pour le rendre attrayant. Est-ce qu'on demande à un écrou d'être beau ? Est-ce qu'un ouvrier a du temps à perdre au point de regarder ses écrous et de les trouver beaux ? Parfois, elle aurait aimé se faire une raison, mais elle s'en savait incapable. Impossible de ne pas s'attacher à ses bêtes : c'était une habitude prise une fois pour toutes, dont elle n'arriverait plus à se défaire. Sinon, à quoi bon faire ce métier ? Autant aller bosser à l'usine et ne plus se poser de questionsŠ En fait, il n'avait pas fallu bien longtemps pour voir dispa-raître les plumes des volailles. Les variétés transgéniques, tellement plus rentables pour les industriels - combien de millions d'heures de travail par an économisées sur le plumage ? Combien d'emplois, c'est-à-dire de grévistes potentiels, supprimés ? - avaient très vite remplacé les espèces classiques. Les croisements entre poules technologiques et poules passéistes se multiplièrent et, pour finir, une épidémie parti-culièrement meurtrière à laquelle les bêtes génétiquement modifiées furent moins sensibles permit de simplifier radicalement le choix des éleveurs. Des bruits avaient couru que cette maladie en arrangeait bien certains, qu'elle n'était peut-être pas tout à fait due à la malchance. Mais comme toujours, pas la moindre preuve. Et puis de toute façon, il était beaucoup trop tard : c'est bien avant qu'il aurait fallu se battreŠ Elle était là depuis plusieurs minutes, immobile sous la pluie, à réfléchir en regardant ses poules claquer du bec. Le froid et l'humidité commençaient à pénétrer ses vêtements. Elle décida qu'il était grand temps de rentrer au sec. A l'intérieur, le feu était sur le point de s'éteindre. Il restait juste assez de braises pour recharger la cheminée et rêvasser en regardant les flammes grimper. Petit à petit, ses pensées se perdirent dans des souvenirs lointains et vagues, sans consistance, sans contours précis. Elle s'y enfonçait comme on se coule sous une couette en hiver et elle s'y sentit bien malgré tout le reste. La chaleur dégagée par la flambée commençait à l'imprégner. Elle somnolait presque et souriait. C'est seulement au bout d'une longue période qu'elle reprit ses esprits, comme si ses neurones, encore éparpillés quelques secondes avant, se remettaient dans un ordre bien défini. L'ordre dans lequel il faut ranger ses neurones pour affronter la réalité. Elle se dirigea lentement vers le bureau, tira la chaise sur le parquet, et s'assit pour ouvrir son agenda. Demain mardi, 14h15, visite de la D.S.I.V. - Direction des services d'inspections végétales. Dans le meilleur des cas, elle en aurait pour trois heures. Les contrôles avaient tendance à devenir de plus en plus stricts : inspection détaillée de la comptabilité, vérification des semences, tests génétiques sur les plantes cultivées, validation des attesta-tions de passage pour les produits de traitementŠ Elle était toujours en règle, mais elle se méfiait. Il n'y avait pas plus pinailleurs que ces gens-là, et les non-conformités coûtaient une fortune. Tout ce cirque avait démarré il y a presque huit ans, quand les deux principales transnationales positionnées sur le marché avaient fusionné. Genotechs, le géant ainsi créé, devenait purement et simplement incontournable : une sorte de Microsoft de l'agroalimentaire qui tenait sous sa coupe tout ce qui se cultive dans tous les champs de la planète. " Le progrès scientifique au service de votre alimentation ", comme dit leur publicité ! En fait, le slogan le plus juste aurait été : " Des OGM brevetés au service de nos intérêts financiers !". La véritable catastrophe est arrivée l'année suivante, au moment des contractualisations avec l'Etat. En échange d'une rallonge de subventions - une de plus ! - les agriculteurs s'engageaient pour cinq ans à acheter des semences transgéni-ques à très haut rendement, évidemment vendues par Genotechs. A partir de là, le ministère imposait à chaque contractant les surfaces à ensemencer, pour chaque production. La seule initiative que conservait l'agriculteur était le choix des parcelles ! Pour tout le reste, il suffisait de se reporter à la documentation technique et aux directives ministériellesŠ C'était presque amusant de voir comment un gouverne-ment libéral mettait en place des politiques quasi soviétiques, tout en prônant la compétitivité ! Amusant aussi qu'une idéologie basée sur la concurrence amène au monopole, ou que la théorie de la liberté d'entreprendre aboutisse à l'asservissement des paysans. En fait, la seule chose qu'on ne pouvait pas enlever à ces gens-là, c'était cet immense talent à nous faire gober tout et n'importe quoi. Ça, elle l'avait compris depuis longtemps. Alors, quand ils avaient pondu cette saloperie, elle s'était bien juré de ne jamais signer. Pas question de se vendre. Pas question de devenir un ouvrier spécialisé, ni de laisser leurs plantes pourries envahir ses champs. Si elle avait choisi ce métier, c'était pour être libre, maître de ses décisions, et pas pour obéir à un technicien en costume, effrayé à l'idée de salir ses chaussures en marchant dans la boue. Elle croyait possible de résister au moins quelques années : jusqu'à ce qu'elle puisse passer la main à des jeunes, moins fatigués qu'elle, et mieux disposés à lutter. En tout et pour tout, elle avait tenu six mois. _ A la page du mercredi, un cercle rouge entourait 21 heures, et son écriture soignée indiquait : " réu. syndicat ". Elle eût un léger haussement d'épaules, presque rien, mais qui voulait dire : " Est-ce que ça sert encore à quelque chose, tout ça ? ". Elle repensait à l'époque où ils pouvaient s'opposer, agir. Aujourd'hui, s'il fallait détruire ne serait-ce que les plantes transgéniques - sans parler des animaux -, non seulement il faudrait le concours de l'armée, mais en prime on ne trouverait quasiment plus rien à manger dans le pays ! La France irait rivaliser avec la Zambie et l'Angola en matière de pénurie alimentaire ! Pourtant, leur combat avait bien démarré : " l'opinion publique ", comme disent les journalistes, était longtemps restée hostile aux manipulations. Même les transnationales renonçaient à s'implanter en Europe de peur d'y perdre du temps et de l'argent. Il a suffi de quelques procès pour tout foutre en l'air. Dès qu'il a été question d'envoyer des militants en prison pour des actions de destructions, les radicaux - dont elle faisait partie - et les modérés s'empaillèrent allègrement. Elle se rappelait avec quel malin plaisir les médias firent leurs choux gras de ces engueulades. Rapidement, leurs grands discours sur la solidarité inter-nationale furent occultés par les conflits de personnes, et le public les lâcha. En y repensant, elle avait l'impression d'un immense gâchis. Elle ne savait pas exactement quand les choses avaient dérapé, mais elle était persuadée qu'ils auraient pu l'éviter. Qu'ils auraient dû tout faire pour l'éviter ! A présent, c'était foutu : les autres avaient gagné, si tant est qu'il puisse y avoir des gagnants à ce jeu de cinglés. Une seule chose était sûre : il n'y avait plus d'alternative en face. Les manipulateurs de génome avaient mis tout le monde K.-O. : l'agriculture conventionnelle, les paysans, la bio. La bio ! Ça lui semblait appartenir à une autre vie, une autre époque qui remontait tellement loinŠ Une époque où les gens s'arrachaient littéralement ses produits. Une époque pleine des yeux grands ouverts d'enfants de la ville qui venaient chaque mois visiter sa ferme. C'est justement cet aspect des choses qu'ils n'ont pas supporté : qu'on ait pu prouver qu'un autre modèle était possible ! Un modèle sans les centaines d'hectares de primes à perte de vue, sans les hectolitres de produits chimiques, sans les machines énormes et impossibles à rembourser. Mais un modèle qui faisait rêver les enfantsŠ Et ça, il fallait forcément qu'ils le détruisent. " Soyez réaliste, vous comprenez bien que le risque zéro n'existe pas ! ". " On ne peut rien contre la dispersion du pollen : c'est la nature ! ". " Et puis, ne vous inquiétez pas : même avec quelques traces d'OGM, la bio restera la bioŠ ". Quand elle y repense, elle se demande comment ils ont été assez faibles pour se laisser faire. C'était tellement évident ! On acceptait 1%, puis 2, puis 5, et c'en était fini. Bien sûr, de la bio aux OGM, ça faisait hurler tout le monde : les convaincus la boycottaient et les autres continuaient d'acheter au moins cherŠ Pour tomber définitivement dans le ridicule, on a changé de logo et d'appellation : l'agriculture biologique est devenue la " qualité environnement ". Au bout de six mois le marché était mort et enterré. Elle aurait voulu pouvoir tout recommencer, comme dans un jeu de cour d'école : dire " pouce ", reprendre au début et faire autrement. Cette fois, elle y aurait consacré toute son énergie. Avec les autres, ils se seraient démenés pour harceler les politiques, pour dénoncer les pratiques des industriels, la complicité des scientifiques, pour convaincre le public dans la rue ou à l'entrée des supermarchés ! Le bruit sec d'une larme tombant sur la page de l'agenda la fit sursauter. Elle enrageait tellement qu'elle ne s'était même pas aperçue qu'elle pleurait. La boule qui lui agrippait la gorge venait aussi bien de sa haine envers les vrais responsables - actionnaires, décideurs, élus et chercheurs collabos - que du dégoût de sa propre passivité. Elle raya brutalement la ligne qui annonçait sa réunion mensuelle pour écrire dessous, en lettres majuscules : " TROP TARD ! ". _ Installée dans le vieux canapé une revue à la main, elle alluma machinalement son poste de télévision. Elle tomba en plein milieu de Transgénial !, la nouvelle émission entièrement consacrée aux biotechnologies. Une heure de propagande non-stop, pour ceux qui auraient encore besoin d'être conditionnés - ou rassurés. Habituellement, les reportages s'enchaînaient pour exposer au bon peuple les incomparables avantages de nouvelles pommes de terre enrichies en fer ou de chats génétiquement modifiés afin d'éviter les allergies. Cette fois-ci, le ton était plus grave. Elle comprit rapidement qu'une catastrophe venait d'arriver, mais il lui fallut plusieurs minutes pour mettre bout à bout tous les éléments. On avait annoncé ce matin même qu'une variété de blé transgénique - le M027 - développait dans certaines circonstances rares et encore indéterminées une toxine mortelle. Les premiers résultats de l'étude lui attribuaient trois décès survenus ces derniers mois, et dont les causes étaient restées mystérieuses jusqu'à aujourd'hui. Elle entendit vaguement les différents intervenants déclarer ce qu'il faut déclarer dans des cas comme celui-là. Que ce phénomène était totalement imprévisible ! Que personne, vraiment personne, n'aurait pu se douter. Que le risque zéro - toujours lui ! - n'existe décidément pas, et ce malgré tous les progrès de la science. Que dorénavant, des moyens supplémentaires seraient consacrés à l'évaluation. Qu'une nouvelle commission de vigilance serait créée dès queŠ Tout ça lui parvenait de très loin. Elle était comme sonnée par un coup reçu en pleine figure. Un seul chiffre passait en boucle dans son cerveau : huit hectares. C'était la surface de blé M027 qu'elle avait semé dans ses champs l'année dernière. Avant de fondre en larmes, elle entendit juste ce détail atroce : parmi les trois victimes figurait une petite fille de huit ans atteinte de myopathie. Cette nouvelle semblait consterner le présentateur, à moins d'un mois du prochain Téléthon. _ Dix jours plus tard, dans Le Nouvel Agriculteur, à la page des petites annonces, on trouvait ces quelques lignes : AV, Nord Charente, exploitation agricole. 48 ha céréales + poulets + 30 chèvres. Disponible de suite. Prix : 250 000 e "


Transgénial (par Aurélien Bernier) A Sandra, pour une Afrique sans OGM. Et pour tout le resteŠ A José, et à tous les " neutralisateurs " de transgènes. Décembre 2002 -

POST SCRIPTUM
Ces quelques pages d'agriculture fiction sont bien évidem-ment pure imagination. Ceci dit, toute ressemblance avec des faits existants ne serait pas obligatoirement fortuite. En effet :   En mai 2002, le professeur Avigdor Kahaner, de la faculté israélienne d'agro-nomie de Rehovot, annonçait la création de poulets sans plumes, héritant par transgé-nèse des caractères d'un oiseau à peau nue et d'une poule ordinaire.  
La D.S.I.V. n'existe pas. Mais la société Monsanto (qui détenait en 2000 environ 94 % des surfaces cultivées en plantes génétiquement modifiées dans le monde) emploie une agence de détectives privés pour surveiller les agriculteurs américains. Une ligne téléphonique a même été ouverte spécialement pour permettre la délation. Fin 2002, un céréalier américain a reçu une amende de 780 000 dollars pour avoir réutilisé des semences brevetées par la firme.  
José Bové a bel et bien été condamné à 14 mois de prison ferme pour destruction d'OGM. De telles décisions provoquent des tensions au sein même du mouvement social, divisé entre les pro-José et les anti-Bové. Des " anti " qui, pour beaucoup, étaient sensiblement moins critiques vis-à-vis du porte-parole de la Confédération paysanne lorsque sa cote de popularité atteignait des sommetsŠ   Si l'agriculture biologique existe toujours, on ne peut pas dire que ce soit grâce au lobby des biotechno-logies. En moins de dix ans, le soja bio a totalement disparu de certaines régions des Etats-Unis, à cause de la contamination génétique des cultures OGM.  
En 1989, un antidépresseur de la firme japonaise Showa-Denko produit en utilisant une bactérie génétique-ment modifiée s'est révélé, après commercia-lisation, secréter une toxine mortelle. Le bilan fut de 37 décès et 1500 handicapés à vie. Et malgré tout, les organismes génétiquement modifiés continuent à progresserŠ Pour l'année 2000, sur le budget total capté pour le déve-loppement des biotechnologies, moins de 1% était consacré à l'étude de leurs impacts.

Courriel d’information ATTAC France - http://www.france.attac.org



Dimanche, n'oubliez pas d'aller voter!
Par Mema
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Mercredi 11 mars 2009
... de l'éducation SV, ou des discussions sur la décroissance.

On essaye de rester vigilant à ne pas pratiquer l'endoctrinement, a donner notre opinion et les cartes du jeux, et laisser nos enfants se faire leur propre opinion. Marius grandissant, nous sommes de plus en plus confronté à son jugement.

Lorsque nous avons changé la gazinière (on l'avait acheté d'occasion 8 ans auparavant, et la porte du four avait fini purement et simplement par tomber - aucun espoir de réparation cette fois-ci) Marius nous a reproché d'avoir gaspillé car le gaz, lui, fonctionnait encore. Ce n'est qu'un petit aperçu de ces réflexions... mais il ne faut pas croire, cela reste un enfant comme beaucoup qui oublie 3 fois sur 4 d'éteindre la lumière en sortant de la pièce, qui voudrait le dernier jouet à la mode qu'il a vu chez le copain, se planter deux heures devant ses dvd favoris, ou bénéficier lui aussi des fameuses compotes à boire - a ce moment là, ces convictions écologistes sont mises entre parenthèse ou bien il vente les mérites d'une nouvelle invention qu'il va construire pour remédier au problème (en ce moment c'est la machine qui re-rempli les gourdes des compotes à boire - maman en cuisine pour la confection, Louise à la cave pour nettoyer les cuves de compote, papa à la décharge pour récupérer les gourde jetés; et Marius? Oh, lui s'occupera de signer les papiers - véridique).

Toutes ces longues discutions, argumentations et contre argumentations nous font plutôt sourire, et c'est avec plaisir que nous lui donnons le change verbal. Par contre, il existe des dommages collatéraux plus ennuyeux...

Marius n'aime pas l'école. Ce n'est pas un scoop. Depuis la rentrée de septembre, il nous faut constamment recadrer les motivations, le pourquoi de la nécessité de l'école. Lui donner envie. "A l'école on apprend beaucoup de choses très intéressante, et surtout, à la fin, on peut choisir un métier". Il veut être dompteur de Lion ou naturaliste, il verra plus tard (avec une nette préférence pour le dompteur de Lion, bien que le naturaliste part à l'aventure pour observer les animaux... l'aventure c'est bien aussi).

Mais un matin de janvier, il est venue me voire, la mine très sérieuse:

- Maman, je n'ai plus besoin d'aller à l'école.
- ??????
- J'ai décidé que je n'aurai pas de métier. Pour manger, j'irais pêcher à la rivière et je chasserais un peu. J'aurais un petit jardin avec quelques poules et des lapins. J'aurais une toute petite maison avec une cheminée dans laquelle je ferais cuire ma nourriture. Je dormirais à côté du feu pour ne pas avoir froid. Je garde mon vélo, et si j'ai besoin d'un petit peu d'argent, je vendrais les oeufs et des fois un poulet.
Marius -6 ans
(Le pire, c'est qu'il était sérieux)


Par Mema
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Lundi 10 novembre 2008
Mon point de vue sur le sujet à beaucoup évolué depuis deux... à la naissance de ma fille, je ne tenais absolument pas les même discours. Mais il m'arrive encore d'être dans le flou.

Longtemps, je n'ai regardé l'agriculture biologique que du côté de l'environnement et ces effets sur la nature. Petit à petit j'en suis arrivée à comparer la qualité, le goût, et puis enfin aujourd'hui, la santé aussi... notre santé et surtout celle de nos enfants.



"Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l'environnement. 70% des cancers sont liés à l'environnement dont 30% à l'alimentation et 40% à l'alimentation. Chaque année en France on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants. En France, l'incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l'homme.
Dans un petit village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de faire face et de réagir en faisant passer la cantine scolaire en bio. Ici comme ailleurs, la population est confrontée aux angoisses contre la pollution industrielle, aux dangers de la pollution agro chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.
Le site officiel


Un jour, je me suis fait la réflexion que nos grands parents ont mangé exclusivement bio jusqu'à l'âge adulte. Nos parents ont mangé bio une partie de leur enfance et nous, a défaut d'avoir mangé bio nous avons un peu été épargné par tous les  additifs alimentaires que l'on trouve aujourd'hui. Partant de là, je me dit que nous avons aucun recul sur les effets à long terme de la nourriture que nous pouvons donner à nos enfants.

Les gens peuvent bien continuer à rire de moi, de ces habitudes alimentaires que j'essaye de mettre en place dans ma modeste cuisine... Je préfère m'être trompé dans ce sens là que dans le leur.

Par Mema
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Samedi 11 octobre 2008
Dans notre quotidien régional, le samedi, il y a un supplément Shopping&Annonces. Bien évidemment ces quelques pages font le part belle à la société de consommation, aux derniers gadgets qu'il-faut-absolument-avoir et ces dernier temps, il est de bon ton d'ajouter chaque semaine quelques produits "écolo".  Celui de cette semaine m'a laissé sans voix:


Je suis vraiment navrée de participer à la publicité de ce produit, mais ôtez moi d'un doute:
  • Étant donné qu'une bouteille en PET occupe le même volume qu'une bouteille en verre, le coût énergétique du transport est il si différent? Je comprend qu'un camion ou un cargo consommera un peu moins de gasoil car le produit est plus léger, mais la différence est elle si significative?
En opposition, on peut dire que le verre est aussi 100% recyclable, mais surtout, avec du verre on recrée du verre et donc une bouteille peut se recycler à l'infini... Ce qui n'est pas le cas du plastique qui sera recyclé pour être transformé en un autre produit qui au bout des différentes chaînes de consommation/recyclage, devient un déchet ultime. Enfin surtout, une bouteille en PET c'est du pétrole... vive la dépendance!

Cette action commercial est un moyen pour l'entrepise de baisser ses coûts de production (l'achat de bouteille en PET est significativement moins onéreuse que les bouteilles en verre) tout en apportant une particularité (une plus value?) à son produit. Ce sont des choix d'exploitation... les arguments apportés sont éminemment vraie du côté du consommateur - c'est moins lourd dans le panier et ça ne casse pas. D'ailleurs, ce n'est pas si nouveau car les vins genre "la villageoise" (la piquette la moins chère tout en bas des gondoles de supermarché) sont déjà conditionnés dans ce type de bouteille. Avant de s'engager dans une publicité dite"verte", je pense qu'il aurait mieux value se lancer dans un bilan écologique complet (coût d'extraction du pétrole, transport, raffinage, transformation en bouteille PET, recyclage - idem pour les capsules à vis car avec ce type de bouteille exit le bouchon de liège etc...).  Donc là, en l'occurrence, vu le titre, j'appelle cela du racolage mensonger!

Sur ce bon weekend à tous!
Par Mema
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Vendredi 19 septembre 2008
A cette occasion, je vous avais parlé de la grande consultation qui doit avoir lieu dans toute la France sur l'eau et les milieux aquatiques. J'avais cru comprendre que l'on devait recevoir dans nos boites au lettre le questionnaire en question. Pour ma part, je n'ai encore rien reçu, alors si vous êtes comme moi, le questionnaire est en ligne .

Et ça vous dit, vous pouvez repasser par ici pour me donner votre avis sur la pertinence des questions...
Par Mema
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Jeudi 5 juin 2008
" Quoi que nous fassions aujourd'hui, l'évolution climatique des 20 prochaines années est à peu près scellée, et nos descendants devront s'en accomoder, que cela leur plaise ou non. Malgrès cette irréversibilité, il nous reste un choix, majeur: décider si nos enfants et leurs ennfants vivront avec un climat différent du notre, mais gérable, ou si nous allons leur léguer une planète considérablement moins hospitalière. Ce choix va se jouer dans les décennies qui viennent: c'est donc aux adultes d'aujourd'hui qu'il incombe, pour l'essentiel, de décider du climat dans lequel vivront nos successeurs proches et lointains. Or ce problème ne pourra pas réglé volontairement en se passant de quelques produits bien particuliers, comme ce fut le cas pour l'ozone. Ce qui est en cause pour le climat, c'est manger, conduire, se chauffer, et produire tout ce que nous mettons dans un caddie d'hypermarché. Rien que ça! "
Le plein s'il vous plaît! Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean


Sur la loi OGM
"Dans l'édito de LACROIX 15/05/08, (...) L'éditorialiste rappelle également que ce texte doit transposer la directive européenne et que les gouvernements précédent n'avaient pas pris le risque de légiférer. Votant contre, la Gauche ne propose pas de texte sur les OGM alors que le Premier ministre jospin les a autorisés à hauteur de 0.9% dans l'alimentation, précise Michel Urvoy dans l'édito d'OUEST France 15/05/08. Au pire, on pourrait interdire toute culture et toute importation d'OGM, admet le journaliste. Alors, on "priverait l'agroalimentaire des moyens de nourrir lesporcs et la volaille qui alimentent nos estomacs et nos exportations. A moins de trouver, en grandes quantités et à des prix raisonnables, des céréales de substitution, ou de renoncer à certain modèle agricole". Pour François Darras, "si les socialistes avaient gouverné, ils auraient probablement abouti au même texte".

ARGOS - Communication Agricole "Rendre public ce qui voulait rester caché."
(revue de presse uniquement sur abonnement -
contact)


Hier à Carassonne : « Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la plupart d'entre nous ne sont pas durables : nous sommes économiquement morts ». Un discours lu dans un silence presque religieux, un fait suffisamment rare dans une manifestation viticole en Languedoc pour être signalé. (...) André Cazes fustige les politiques. Figure de légende au sein du peuple vigneron, André Cazes accuse « une pression politique indéfinissable » sur la profession. « Je finis par croire qu'on veut éliminer 50 % de nos exploitations pour créer des grands domaines de 200 ou 300 hectares qui finiront entre les mains de grands fonds de pensions (...).



Le soir, autour de la table, on en vient à tenir des discours ... hmm ... extrémistes?
Il n'y a t'il vraiment pas d'autres alternatives que de taper du point pour ce faire entendre?
Par Mema
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Jeudi 24 avril 2008
Au delà de ce débat par rapport à la forme du message, il reste tout de même le fond. On s'apprête à laisser une planète à nos enfants qui sera vraiment différente de celle sur laquelle on vit aujourd'hui. Il y aura une donne différente au niveau de la disponibilité des énergies, et il nous faudra ré-apprendre à vivre avec moins d'énergie, et un peu plus en symbiose avec notre environnement. Mais si cet environement est modifié, aurons nous le savoir nécessaire pour y vivre sereinement?

C'est bien là la question que je me pose... je peux essayer d'éduquer mes enfants à reconnaître les vents, le cycle de la lune, les insectes, les bestioles amis/ennemis, les légumes qui poussent où quand et comment, l'eau la terre et compagnie... un rapport simple avec l'environement qui les nourrit (et c'est là le b.a.ba), leur besoin, les échanges humains, le commerce... Mais si cette situation de base change radicalement, tous ce que je leur aurais appris ne servira peut être plus a rien...
 


Par Mema
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Mercredi 23 avril 2008
Ce n'est pas que je veuille plomber l'ambiance, surtout avec ce jolie soleil de bon matin, mais je viens de finir ce livre:
Je connaissais déjà le principe de la solution proposée, la taxe energie, mais j'ai surtout été passionné par l'état des lieux. C'est clair, simple et direct. Tout les comportements en prennent pour leurs grade (et moi la première) et cela m'a de nouveau plongé dans de grandes réflexions. Peut être que je prendrais le temps d'en discuter avec vous... (peut être). Au début, je voulais vous faire partager quelques citations... mais en fait c'est tout le bouquin qu'il faut lire!

En attendant, cela m'a rappelé cette vidéo que j'ai vu il y a quelques mois. A l'époque elle m'avait beaucoup frappé et j'avais eu du mal à me situer par rapport à elle. Aujourd'hui, grace à ce bouquin, je comprend mieux...
...Cela ne veut pas dire que je me sens mieux.



Edit du 24/04: comme vous pouvez le lire dans les commentaires (merci bergère), cette vidéo pose vraiment la question de "jusqu'où peut on aller pour faire passer un message?" même si la situation n'est pas glorieuse, prendre le chemin de l'extrémisme de sert pas la cause... suite dans le post suivant.


Par Mema
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Jeudi 27 mars 2008
Cela fait trois mois maintenant que, chaque matin, je prends le chemin de l'école à pied.
Qu'il gèle, qu'il vente ou qu'il pleuve (non, ici il ne pleut jamais), invariablement,  à 8H50 nous sommes sur la route. Il faut à peine 5 minutes, à l'allure d'un enfant, pour rejoindre le portail scolaire. Pourtant, très souvent, j'ai croisé mes voisins en voiture, avec leurs enfants sur la banquette arrière.

Il y a deux semaines, j'ai proposé à la voisine de prendre le grand garçon avec moi jusqu'a l'école... elle a accepté en refermant la portière de sa voiture. Son petit mec était ravi.
Dernièrement, le voisin de derrière s'y est mis aussi.

Ce matin je suis sortie avec mes deux lutins,
A la rue d'à côté, le grand nous a suivi,
A la rue de derrière, la petite fée et son papa nous ont emboité le pas,
A mi chemin, nous avons été rejoint par ceux du quartier d'à côté...
Et c'est dans une ambiance de colonie de vacance que nous avons passé le dernier passage piéton.
C'était chouette!
Par Mema
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