Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 11:54
" Quoi que nous fassions aujourd'hui, l'évolution climatique des 20 prochaines années est à peu près scellée, et nos descendants devront s'en accomoder, que cela leur plaise ou non. Malgrès cette irréversibilité, il nous reste un choix, majeur: décider si nos enfants et leurs ennfants vivront avec un climat différent du notre, mais gérable, ou si nous allons leur léguer une planète considérablement moins hospitalière. Ce choix va se jouer dans les décennies qui viennent: c'est donc aux adultes d'aujourd'hui qu'il incombe, pour l'essentiel, de décider du climat dans lequel vivront nos successeurs proches et lointains. Or ce problème ne pourra pas réglé volontairement en se passant de quelques produits bien particuliers, comme ce fut le cas pour l'ozone. Ce qui est en cause pour le climat, c'est manger, conduire, se chauffer, et produire tout ce que nous mettons dans un caddie d'hypermarché. Rien que ça! "
Le plein s'il vous plaît! Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean


Sur la loi OGM
"Dans l'édito de LACROIX 15/05/08, (...) L'éditorialiste rappelle également que ce texte doit transposer la directive européenne et que les gouvernements précédent n'avaient pas pris le risque de légiférer. Votant contre, la Gauche ne propose pas de texte sur les OGM alors que le Premier ministre jospin les a autorisés à hauteur de 0.9% dans l'alimentation, précise Michel Urvoy dans l'édito d'OUEST France 15/05/08. Au pire, on pourrait interdire toute culture et toute importation d'OGM, admet le journaliste. Alors, on "priverait l'agroalimentaire des moyens de nourrir lesporcs et la volaille qui alimentent nos estomacs et nos exportations. A moins de trouver, en grandes quantités et à des prix raisonnables, des céréales de substitution, ou de renoncer à certain modèle agricole". Pour François Darras, "si les socialistes avaient gouverné, ils auraient probablement abouti au même texte".

ARGOS - Communication Agricole "Rendre public ce qui voulait rester caché."
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Hier à Carassonne : « Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la plupart d'entre nous ne sont pas durables : nous sommes économiquement morts ». Un discours lu dans un silence presque religieux, un fait suffisamment rare dans une manifestation viticole en Languedoc pour être signalé. (...) André Cazes fustige les politiques. Figure de légende au sein du peuple vigneron, André Cazes accuse « une pression politique indéfinissable » sur la profession. « Je finis par croire qu'on veut éliminer 50 % de nos exploitations pour créer des grands domaines de 200 ou 300 hectares qui finiront entre les mains de grands fonds de pensions (...).



Le soir, autour de la table, on en vient à tenir des discours ... hmm ... extrémistes?
Il n'y a t'il vraiment pas d'autres alternatives que de taper du point pour ce faire entendre?
Par Mema - Publié dans : écologie,sv
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Commentaires

Oui, le lobbying. Ca marche beaucoup mieux et à long terme. Les américains l'ont compris depuis longtemps et tu peux même en faire une spécialité en université !

En France, les politiques bougent malheureusement quand les gens hurlent et cassent tout. Si on se parlait et négociait avant, beaucoup de malentendus seraient levés.
Commentaire n°1 posté par Muriel le 06/06/2008 à 07h57
Oui, le lobbying est une des solutions. Pour essayé de la mettre en place au niveau régional dans mon activité pro, je sais que cela n'est efficace que si tu représentes un pouvoir économique conséquent. D'ailleurs, il te faut le prouver pour que l'on t'écoute... Donc, si tu es petit, sans perpective de bsp d'euros en face, mais juste la défense de valeur, de qualité de vie et d'amménagement du territoir qui ne rapporte de l'argent à personne, et bien ce n'est pas gagné! Et cela ne marche que si ceux que tu as en face sont plus petit que toi.

 Dans le cadre de la première citation, tu vois bien que tu travailles sur des idéologies à long terme, qui sont difficilement défendables par du lobbying...

Dans le cadre des deux citations suivantes, on est sur un contexte national où des gros, très gros lobbies sont déjà en place. La preuve est faites que de discuter et négocier en amont n'apporte rien... pour les ogm, ce n'est pas faute d'en avoir parlé avant (grenelle et cpgnie), et pour les viticulteurs, cela fait 3 ans qu'ils parlementent en retenant leur base pour que cela reste pacifique. Le résultat est malheureusement négatif.

Dans mon activité pro je milite tous les jours pour régler les conflits par la négociation et la discution et je refuse toutes formes de violence. Mais en privé, autour de ma table, je fait l'amer constat que si tu n'instaures pas un rapport de force, tu restes toujours le dindon de la farce...
Réponse de Mema le 06/06/2008 à 11h15

Individuellement, c'est loupé d'avance. Mais si tous les "petits" se regroupent et font pression sur leurs élus qui ne tiennent qu'à leur réélection, les choses peuvent bouger.
En France, les citoyens aiment se révolter contre les "gros". Nous sommes un des rares pays à ne pas accepter les OGM. Et même si Bruxelles pousse, le bulletin de vote local sera répercuté en haute instance.
C'est comme pour les poulets US chlorés. Si le public n'en achète pas, ils n'iront pas sur notre marché ! Les labels existent et en France, on sait quand même ce qu'on achète.
C'est harassant. Il faut être vigilant en permanence. Ne rien lâcher.
Mais on a tous besoin de gens comme toi !

Commentaire n°2 posté par Muriel le 06/06/2008 à 13h03
Face aux très gros, aux très puissants, nous les petits disposons de l'arme fatale. Nous en avons même deux :
La première, mais sur le pouvoir de laquelle je reste dubitative, c'est le bulletin de vote. Mais nous constatons tous les jours que les partis politiques sont devenus des très-gros-très-puissants, seuls les petits partis émergents me semblent encore honnêtes ;
La seconde arme est radicale, un petit bout de plastique qui donne des sueurs froides aux gros et peut faire tomber leur emprie : c'est notre carte bleur, c'est à dire notre décision d'acheter ou pas, de choisir ou pas, de réfléchir ou pas. Décider de manger bon, propre, proche de chez nous, c'est un choix que nous pouvons faire. Parce que si les gros sont si gros c'est parce que  NOUS les avons engraissés ; sans nous ils ne sont plus rien. Chacun a le pouvoir de décision, encore faut-il l'appliquer. Et comme disait Gandhi "chacun devrait être le changment qu'il veut voir dans le monde". A méditer, aussi,  en faisant nos courses...
Commentaire n°3 posté par Charlotte le 08/06/2008 à 16h44

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