2h38, un éclair, le roulement du tonnerre, il est là. Avec lui, de l'eau. Beaucoup d'eau tombé du ciel - enfin! Serais ce un rêve? Je n'ose ouvrir les yeux, de peur qu'il s'échappe; emmitouflé dans les draps, la fenêtre grande ouverte, j'hume l'air humide et je me rendors, bercé comme un bébé... Au petit matin, le plaisir d'ouvrir les volets et de découvrir la campagne mouillée... des petits ruisseaux à travers les graviers aux feuilles dégoulinante au bout des branches, ce n'étais pas qu'un rêve, et cela continue... 6h30, les fenêtre grande ouverte je ne résiste pas longtemps à sortir pour les toucher de mes mains, ces milliers de gouttes de bonheur qui tombes du ciel... elle va être belle cette journée. 7h30, un rendez vous au petit matin dans un village des Corbières, et le temps de converser avec ces veilles mémoires; ils sont là, assis sur un banc à faire comme moi... savourer ce petit bonheur. 9h30, reprise des hostilités... il fait sombre comme un soir d'hiver, mais je jubile, c'est repartit! il y a bien cette couleur du ciel qui fait trembler le paysan, croisons les doigts, qu'il ne pleuve pas des cailloux.13h30, assis autour d'une table campagnarde, je l'écoute me parler de sa jeunesse. Elle le visage marqué par le temps de sa vie, des rides profondes qui courent le long de ses joues, mais les yeux pétillants, comme au temps de ces vingts ans... il fait sombre, très sombre. Ce sont de ces gens qui ont appris à économiser les chandelles. On n'allumera pas les lumières; point besoin pour converser. Dehors, la pluie continue de tomber. 14h30, je le vois arriver, les sabots en caoutchouc au pied, une vielle veste en coton épais sur le dos, abrité sous le parapluie de ces aïeux... il en des choses à me raconter. Décideraient, cette pluie, je n'étais pas la seule à l'attendre...17h30, le ciel s'éclairci, et le Cers s'en revient faire le ménage... 21h00, enfin à la maison et l'heure des bilans... 60 millimètres!
Tourouzelle -11- pour le cacolendrier
Contrairement à ce que l'on pourait penser, je n'ai absolument pas retouché les couleurs... Par temps d'orage, le ciel jaune est annonciateur de grêle... et le paysan tremble. Il nous a été conté que la nuit précédente, du côté de
perpignan, les vignes ont été vendangé... des grelons comme des oeufs de poule. Alors vous comprendrez le soulagement de cette pluie qui a abreuvé le sol sans en détruire nos futures
récoltes.
Comme vous deviez être très heureux de voir tomber cette eau!
j'ai tant pensé à toi!
quand la grèle est tombée, tellement fort, au milieu de la nuit, quand même les enfants se sont reveillés...
et le lendemain, ce ciel si jaune, et cette nuit en plein jour,
je me disais pas possible qu'il n'y ai pas un peu d'eau chez eux!
je n'osais rien dire ici, de peur que tu n'en ai eu, ou rien, ou trop...
.... ta photo est superbe...
bonne journée, je t'embrasse
Très belle photo, très beau billet :)
Gros bisous
J'espère que l'apocalypse de ton humeur s'est adoucit un peu.
Bises affectueuses.
En lisant ton blog je réalise un peu mieux les qualités de ma verte Bretagne et d'un jardin ou l'on peut se rouler dans l'herbe grasse sans l'arroser jamais...
Baisers à la Tribu
Tes photos sont superbes!
Amitiés à vous tous.
Et que dire du ciel, enfin pour vous de la pluie !