Jeudi 24 avril 2008
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Au delà de ce débat par
rapport à la forme du message, il reste tout de même le fond. On s'apprête à
laisser une planète à nos enfants qui sera vraiment différente de celle sur laquelle on vit aujourd'hui. Il y aura une donne différente au niveau de la disponibilité des énergies, et il nous faudra
ré-apprendre à vivre avec moins d'énergie, et un peu plus en symbiose avec notre environnement. Mais si cet environement est modifié, aurons nous le savoir nécessaire pour y vivre sereinement?
C'est bien là la question que je me pose... je peux essayer d'éduquer mes enfants à reconnaître les vents, le cycle de la lune, les insectes, les bestioles amis/ennemis, les légumes qui poussent où
quand et comment, l'eau la terre et compagnie... un rapport simple avec l'environement qui les nourrit (et c'est là le b.a.ba), leur besoin, les échanges humains, le commerce... Mais si cette
situation de base change radicalement, tous ce que je leur aurais appris ne servira peut être plus a rien...
Par Mema
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Publié dans : écologie,sv
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Mais peut-être que tout cela aura disparu dans quelques années.
Peut-être même (horreur) qu'il sera devenu dangereux de se baigner dans la mer meditarranée ?
Quelle connaissance de la terre transmettre à nos enfants si leur terre est radicalement differente de la notre?
Mema et Mowgli, je crois que tous ce que vous avez envie d'apprendre à vos loupiots ne seront jamais inutiles. Nous ne changerons pas le cycle de la lune, la direction des vents, ou encore le cycle des marées. Enseigner comment la nature fonctionne c'est le must pour qui veut faire aimer notre mère nourricière. Car la terre restera toujours notre mère nourricière. Tous ce dont nous avons besoin ne pourra jamais que venir d’elle. Nous vivons dans un système thermodynamique fermé (mais non isolé). La terre sera toujours notre source de matière et d’énergie. Elle risque de nous donner moins, de nous donner différemment. Il y a tant et tant d'exemple où la nature a repris le dessus après des catastrophes environnementales d’origine humaine. Je crois que nous sous estimons trop notre Terre et nous nous surestimons trop. Nous sommes ceux qui sont le plus en danger. Pourrons nous survivre à une perte d'énergie, à une diminution des ressources alimentaires, à des pénuries d'eau potable. Notre espèce est bien plus en danger que beaucoup d'autres espèces animales ou végétales, car nous avons perdus la connexion avec la terre. Retrouver ces connections seront notre seul salut... et c’est ce à quoi vous vous employez avec les générations futures… Alors au boulot ;-)
Apprendre ce que l'on sait à nos enfants est un minimum, je crois qu'il faut surtout leur faire prendre conscience du bouleversement qui est en train de se mettre en place. Ils ne vivront pas comme nous, mais nous non plus ne vivons plus comme nos parents et , pour ma part, mon mode de vie est bien plus respectueux de la nature et de mon propre corps que le mode de vie de mes parents, on peut donc espérer que ce sera encore mieux pour les prochaines générations ! Notre société de consommation à outrance a ammené notre bonne vieille planète au bord de l'asphyxie, nous sommes obligés de faire marche arrière, regardons le bon côté des choses : notre retour à une vie plus saine...
Alors je suis entièrement daccord sur le fait que la nature s'en sortira toujours; à l'arrivée, elle sera là et nous peut être pas. Elle est plus forte car elle est un tout dont on fait partie. Des espèces disparaissent tous les jours, et je suis persuadée que d'autres apparaissent. L'homme a commencé à détruire l'environnement qui le fait vivre, mais si tout va bien, il va retrousser ces manches et faire en sorte que notre belle planète reste habitable pour l'espèce humaine. Sinon, il disparaitra, un point c'est tout, la nature n'en faira pas tout un plat (peut être même qu'elle sera contente ;-))
Mais comme notre environnement va changer (et là c'est sur), la connaissance des générations d'homme longuement acquise au fil des siècles, ne sera peut être plus du tout adapté. L'expérience, c'est long à acquérir. Bien que les vents continuent à soufler et la lune à tourner, les conséquences pratiques on seront modifiés: le vent d'est n'apportera peut être plus la pluie, les biroulades n'existeront plus; les cumulus sur le roucan n'annonceront plus la brume, le ciel rose le beau temps... etc. Peut être que tel plante qui ne se plait que contre un mur frais au nord ne poura plus être cultivés ici et comment fairons nous sans cette plante là? il faudra faire sans, et alors tout cet apprentissage des longues années d'enfance ne servira peut être plus...
Après une bonne nuit de sommeil je suis plus optimiste, car tout comme l'école, ce ne sont pas les connaissances qui sont primordiales (c'est une image hein!) mais la gymnastique intellectuel... peut être que les données ne seront plus actuelles, pas du tout adaptées à l'environement d'ici 20 ans, mais ils auront au moins les principes d'écoute et d'humilité face la nature pour trouver leurs propres marques... enfin, je l'espère.
Il est vraie que je ne vis pas aujourd'hui comme mes parents, et que mes enfants ne vivront pas comme moi, mais jusqu'a présent, l'environement était constant. Là c'est un peu une marche vers l'inconnu et se poser des questions comme de savoir si on poura toujours se baigner dans la mer, cela fait tout de même frémir.
Merci à vous 3, et bon weekend sous le soleil.
Sur le plan génétique, on n'a pas dû beaucoup évoluer depuis, le laps de temps entre l'homme des cavernes et aujourd'hui représentant celui d'une respiration sur l'histoire de l'évolution. On a ce potentiel en nous, on saura s'adapter, à moins d'une réaction en chaîne qui condamne tout l'écosystème, à moins d'une explosion nucléaire...
Ce qui me parait fondamental par contre c'est de leur transmettre ce lien essentiel entre notre subsistance et le milieu où on la trouve. Leur raconter la vie des graines, des poissons, des mouvements migrateurs... tout ce qu'on peut, tout ce qu'on sait. Plus on a de cartes en main plus on est capable de jouer !
Et je pense toujours à Saint-Ex :
"L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, tu as à le permettre".
Merci.