J'ai toujours aimé la terre, juste comme cela, sans idées précises ni résonances paysannes.
Et puis un jour, avec l'Homme et ses vignes, est venu à moi un petit bout d’elle... quelques
arpents de cailloux, de fenouille et de thym, au grès du vent, un champs semé de sagesse et de paix. Un petit coin de paradis, à l’écart des ceps noueux, où il fait bon rêver sous les ramures
argentés. Allez savoir pourquoi, son murmure m'a envoûté, et depuis, si il y a un endroit où je suis bien, c'est là.
Au fil des mois, l’arbre de paix prépare ses fruits, et quand vient l’automne, reste à tendre les bras pour les cueillir. Que ce soit à la chaleur de septembre où sous la piqûre du vent de
novembre, j'y donne toutes mes heures de liberté, sans un remord, sans aucune peine.
Et au doux rêve de mon projet à venir, le temps…
…avoir le temps d’accorder à cette terre toutes les attentions dont elle a besoin,
aussi modestes et précieuses soient elles.
Derniers mots