Mardi soir, soirée thema sur arte, avec en ouverture un reportage sur le vin, où comment notre profession et notre savoir faire sont en passe
d'être engloutis dans l'économie de marché, l'industrialisation, l'uniformisation. Ca fait froid dans le dos...
"Documentaire de Wiltrud Kremer (Allemagne, 2006, 59mn) SWR
Menaçant les modes
tradi- tionnels de production du vin et les appellations contrôlées, la Californie, l'Australie, l'Afrique du Sud et l'Argentine talonnent la France, l'Italie et
l'Espagne.
Lorsque Jacky Mombellet était enfant, les 1 000 hectolitres de vin annuels que produisait son père faisaient vivre quatre familles sans problème. Trente ans
plus tard, avec la même production, ce vigneron du sud de la France n'assure même pas sa propre subsistance. Il a donc décidé d'arracher la moitié de ses vignes, ce qui lui permettra de toucher
une subvention de l'Union européenne. Laquelle a prévu de faire détruire au total quatre cent mille hectares de vignobles pour endiguer la
surproduction et la chute des prix. Alors que le Californien Joel Peterson, qui a commencé à faire du vin voici trente ans avec un investissement de départ de quatre mille dollars, a revendu sa
marque récemment pour 148 millions de dollars.
Les vins des nouveaux pays producteurs visent une clientèle de masse à laquelle on veut offrir un produit identique quelles que soient les années. Des puces électroniques diffusant un goût de
chêne permettent d'imiter le vieillissement en fût à moindre coût et en un temps record et de copier même des appellations contrôlées comme les bourgognes. Ce documentaire expose les conséquences
de ces pratiques sur la qualité et le goût du vin et se demande qui sortira vainqueur de l'affrontement entre production industrielle et vinification
traditionnelle." Article original avec extraits du
reportage
L'avancé des "vin" technologiques (peut on encore appeler cela du vin? ), n'est pas une bonne nouvelle, ni pour l'environement, ni
pour notre santé.
En france, 85% de la vente de vin se fait en grande surface. Depuis 5 ans, le revenu des viticulteurs à diminué de 50%, mais le prix des bouteilles dans les
supermarchés n'a pas bougé...
Il y a un virus dans le sytème, on le sait depuis longtemps...et nous fermons tous les yeux.
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