Avant d'avoir des enfants, je disais toujours "quand j'aurrai des enfants, je resterais à la maison pour m'en occuper"; J'ai grandit avec une mère toujour disponible à la maison pour mon confort affectif et matériel, et je consevais d'élever mes enfants de même. Oui mais voilà, j'ai fait mes études dans un domaine qui me passionnait, et après un an de galère, petit boulôts en tout genre et autre, j'ai trouvé une place dans une toute petite strucure pour un boulôt en OR.
Quelque mois plus tard, nous avons eu une envie d'enfant; on a pas réfléchit longtemp et on s'est lancé dans l'aventure. Après la naissance de Marius, la question ne s'est pas posé. Mon chéri (Doudou) n'avait pas de boulot fixe, et les finances de la maison demandaient un salaire régulier. J'ai dons repris le travail alors que mon boutchou avait tout juste 2mois 1/2. J'ai écourté mon allaitement (et j'en reparlerai), mit mon enfant chez une nounou (je n'ai pas eu le choix, il n'y avait qu'elle de disponible), et repris le chemin du bureau. J'ai très mal vécue cette séparation trop précoce avec mon enfant bien que mon employeur soit très arrangeant. Malgrès tout, mon travail m'épanouissait énormément;
Quand nous avons eu envie d'un second enfant, la question de travailler ou non s'est à nouveau posé...mais les cartes n'étaient plus les mêmes. Deux enfants ne demandent pas la même organisation au quotidien, surtout si on veut être là pour les voire grandir. C'est aussi à cette époque là que Doudou s'est lancé dans l'aventure "Domaine du Quay": il reprenait l'exploitation viticole familliale. J'avais l'idée, peut être, de devenir femme au foyer, près de mes enfants.
Mais là, fait inattendu...MAMAN. Ma douce Maman qui n'a plus jamais travaillé à l'exterieur à partir de ma naissance, qui a toujour été là pour mes joies, mes peines (et celles de mes frères), qui n'a jamais regreté son choix (c'est elle qui le dit)... et bien ma douce Maman m'a dit "tu ne devrais pas t'arrêter de travailler". Là, sur le coup, j'ai pas tout compris. Et pour courroner le tout, ma grand-mère (Ma douce Mamie mère de 7 enfants) soutien le même discours. Puis elles m'ont expliqué qu'elles n'avaient pas eu le même choix que moi: elles n'avaient pas, avant d'avoir leurs enfants, un boulôt valorisant, interressant, qui leur est donné l'envie de faire autrement que de rester auprès de leur bébé d'amour. Elles m'ont demandé de réfléchir, à savoir ce que je voullais pour MOI. "Ne modifie pas toute ta vie dans laquelle tu t'épanouïs uniquement en fonction de ce que tu veux pour tes enfants, mais ausi en fonction de ce que tu veux pour toi";
Traversée du desert...J'étais alors enceinte de ma petite Lou.
Mon travail me plaisait, j'y était respecté pour mes compétences professionnelles, mais aussi en tant que femme (et c'est peut dire dans le monde agricol), et en tant que mère (on ne m'a jamais déduit de mon salaire ni de mes congès, les absences - quelques journées par an- lors de maladie des enfants!!). De plus ma situation était assez interessante financièrement (fait non négligeable par ces temps de crise viticole). A cela, Doudou préférait me tenir un peu part de l'exploitation; "24h/24 en ambiance familliale (il travail avec ses parents et son frère) cela créait des tensions". Et si j'arrêter mon job, il faudrait participer à certains travaux agricol (4 à 5 mois par an). Il préferait me garder pour lui, que je reste toujours sa "bouffée d'oxygène" (oh! trop chou mon doudou).
Alors j'ai fait ce que m'a dit ma Maman,...j'ai réfléchit. Puis j'ai remué ciel et terre: entre calcul financier, ré-organisation du temps de travail (merci patron, comme quoi ce n'est pas tous des pourris), recherche d'une garde adaptée etcetc... Et enfin j'ai trouvé MA solution; celle qui prenait en compte mes besoins, ceux de mes enfants et ceux de mon Doudou. le compromis pour avancer tous ensemble vers l'avenir. Aujourd'hui ma petit puce à 18 mois et je travail à temp partielle annualisé, et je suis restais à la maison jusqu'a ses 4 mois (et un allaitement jusqu'a 3 mois, j'en reparlerais). Je ne travail pas le mercredi, je récupère mes enfants le soir à 17H (à la sortit d'école) et je prend la moitiée de vacances scolaires avec eux.
Heureuse. Mais je suis consciente que tout cela est essentiellement dû au fait que mon patron est particulièrement compréhensible. Sans cela, les données du problème n'aurrait pas été les même. Je reproche à notre société de trop formater le monde du travail, et ainsi, de ne pas permettre à un certain nombre de femme de trouver leur équilibre. De même, je reproche à notre société de ne pas permettre aux femmes qui le désire de rester sereinement auprès de leurs enfants; Quand on devient mère, quelque soit l'option que l'on choisi, c'est souvent l'aspect financier qui prime. Quel gachis de devoir choisir entre ce que l'on veut pour soit, ce que l'on veut pour ses enfants, et les moyens dont on a besoin pour vivre...
Je voudrais finir par une pensée très forte à toutes les femmes au foyer: CHAPEAU. Il faut beaucoup plus d'organisation, de patience, de courage, de persévérence pour être mère au foyer plutot que mère travailleuse. Elever des enfants 24heure/24 c'est plus épuisant...Moi, le mercredi soir j'en peux plus!! alors que le lundi, le mardi, le jeudi ou même le vendredi, ça va.



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